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Expos : Picasso et l’exil, Age of Classics, Vincent Bioulès et Cedric Matet


Et voilà ! C’est bientôt la rentrée, et avec elle la fin des longues après-midi à sublimer l’ennui, édifier la paresse à hauteur d’un mode de vie tout à fait acceptable et enviable. Mais surtout, fini les après-midi à traîner dans les musées, les cinémas et les théâtres… C’est pourquoi, quelques jours après la rentrée des classes de nos chers cadets, je viens raconter ici mes déambulations des différentes expositions visitées en Occitanie.

Picasso et l’exil

Au musée des Abattoirs, à Toulouse, se tenait une grande rétrospective sur l’art espagnol en exil. Avec la retirada en 1939, ils sont nombreux parmi les artistes espagnols à s’être retirés dans notre pays alors en proie aux incertitudes du conflit mondial imminent. Le spectre du franquisme hante les œuvres de cette génération qui a vu de ses propres yeux les plus immondes massacres perpétrés d’histoire humaine. De Javier et Josefin Vilató, neveux de Picasso, en passant par Ruiz Fernandez jusqu’à l’artiste contemporain Eugenio Merino, cette exposition explore les méandres de l’art espagnol après le début de la guerre civil en 36. Elle est signée par Annabelle Ténèze, conservatrice en chef et Directrice des Abattoirs, Emilie Bouvard, conservatrice au Musée national Picasso-Paris, Géraldine Mercier, historienne de l’art et Valentin Rodriguez, conservateur, Directeur des collections aux Abattoirs.

L’antiquité dans la pop culture

Pour tout bon fan qui se respecte d’histoire antique, de mythologie grecque et latine, de conquêtes achéennes et romaines, c’était l’expérience à ne pas rater au musée St-Raymond à Toulouse. Bien qu’assez étroite, la salle d’exposition est agencée de manière à créer un véritable parcours exploratoire au visiteur, lui permettant d’appréhender les mythologies antiques par leurs présences actuelles dans la pop culture contemporaine… Des matériaux protéiformes composent les différentes œuvres, allant du tableau de peinture au jeu vidéo, en passant par des sculptures au savon. Antiquity (Daughters of Leucippus) de Jeff Koons (2010-2012) côtoie le jeu Assassin’s Creed Odyssey, le vif d’or Icarus de Léo Caillard (2017) ou encore Judgement of Pâris d’Eleanor Antin (2007).

Bioulès, le bel éclectique

Si vous habitez Montpellier, vous savez très certainement que le Musée Fabre a proposé cet été une immense fresque rétrospective de l’oeuvre de Vincent Bioulès, célèbre peintre montpelliérain. Débutant principalement dans l’art non figuratif à la fin des années 60 et membre fondateur du collectif Supports/Surfaces, Vincent Bioulès revient rapidement vers la peinture figurative au début des années 70 pour s’y consacrer tout le reste de sa longue carrière. Peintre prolifique, Vincent Bioulès s’inspire très largement du cadre du sud de la France, notamment de sa lumière singulière que Bioulès ne cesse d’explorer les facettes. Nombre de ses tableaux sont consacrés à la représentation de paysages se situant entre Montpellier et la mer.

Les allégories montpelliéraines de Cédric Matet

Exposition plus modeste que celles citées ci-dessus, les allégories montpelliéraines de Cédric Matet à l’Espace Dominique Bagouet ne manquaient pas d’intérêts. Ce travail très complet sur l’urbanisme de la ville de Montpellier, son histoire et son évolution lie l’apparente stabilité des rues et des bâtiments au combat toujours changeant de femmes montpelliéraines. Ces sept allégories représentent chacune un domaine, un champ d’actions pour autant de rôles constitutifs de l’évolution de Montpellier : la justice, la médecine, la biologie, la musique, la concorde, l’architecture et la technologie.

Pour aller plus loin

Picasso et l’exil

Vincent Bioulès au musée Fabre

Cedric Matet et les allégories urbaines

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